La position 1 organique sur Google descend désormais à mi-écran. Découvrez comment adapter votre stratégie de visibilité B2B face à ces nouveaux layouts SERP.


Pendant vingt ans, l'objectif était clair : atteindre la première position organique sur Google. Cette place garantissait le maximum de clics, la meilleure visibilité de marque et un flux constant de prospects qualifiés. Cette époque est révolue.
Aujourd'hui, sur de nombreuses requêtes commerciales, la position #1 organique apparaît à mi-page, parfois même sous la ligne de flottaison. Avant elle : des annonces Google Ads, des AI Overviews, des featured snippets, des blocs « People Also Ask », des résultats locaux, des images, des vidéos. Le premier résultat organique classique devient invisible sans scroll.
Pour les dirigeants de PME et ETI qui investissent dans le SEO, cette réalité change fondamentalement l'équation. Ranker premier ne suffit plus. La question devient : comment maintenir une visibilité réelle quand Google monopolise le haut de page ?
Prenons une requête commerciale B2B classique comme « logiciel gestion de projet entreprise ». Voici ce qu'un utilisateur voit avant d'atteindre le premier résultat organique :
Résultat : le premier lien organique apparaît après 900 à 1100 pixels de défilement. Sur un écran d'ordinateur standard de 1080 pixels de hauteur, ce résultat #1 est invisible sans scroller. Sur mobile, la situation est encore plus critique avec plusieurs écrans de contenu avant d'atteindre les résultats organiques.
Selon les analyses de Semrush et Sistrix publiées début 2025, les AI Overviews apparaissent désormais sur 35 à 40% des requêtes informationnelles aux États-Unis, avec un déploiement progressif en Europe. Sur ces requêtes, le CTR du premier résultat organique chute de 30 à 50% par rapport aux SERP sans AI Overview.
Les audits AISOS révèlent un phénomène similaire sur le marché francophone : des entreprises B2B maintiennent leur position #1 sur des mots-clés stratégiques mais constatent une érosion de 20 à 35% de leur trafic organique sur 18 mois, sans perte de positionnement. La position reste, le trafic s'évapore.
Le SEO ne génère pas uniquement du trafic. Chaque apparition de votre marque dans les résultats de recherche constitue une impression de marque, même sans clic. Un décideur qui recherche des solutions voit votre nom, associé à sa problématique, plusieurs fois par semaine. Cette répétition construit la notoriété et la confiance.
Quand votre résultat #1 disparaît sous la ligne de flottaison, ces impressions de marque s'effondrent. L'utilisateur trouve sa réponse dans l'AI Overview ou clique sur une annonce avant même de savoir que vous existez. Vous perdez une bataille que vous ne saviez pas mener.
Dans un parcours d'achat B2B, le prospect effectue en moyenne 12 recherches avant de contacter un fournisseur. Si votre marque n'apparaît pas visuellement lors de ces recherches initiales, vous n'entrez pas dans la short-list. Le SEO traditionnel vous donnait cette visibilité de découverte. Les nouveaux layouts SERP la réservent aux annonces payantes et aux sources citées par l'IA.
Les AI Overviews citent majoritairement des sources à forte autorité : Wikipedia, sites gouvernementaux, grands médias, leaders sectoriels établis. Les PME et ETI, même avec un contenu excellent, peinent à être citées. Le trafic se concentre sur un nombre réduit de domaines, accentuant l'effet « winner takes all ».
Puisque les éléments enrichis dominent le haut de page, optimisez pour y apparaître :
Google sélectionne les sources des AI Overviews selon des critères spécifiques : autorité du domaine, fraîcheur du contenu, clarté des informations, absence d'ambiguïté. Pour maximiser vos chances d'être cité :
Au-delà de Google, ChatGPT, Perplexity, Claude et Gemini génèrent un volume croissant de recherches B2B. Ces outils n'affichent pas de positions #1 à #10 : ils citent des sources ou formulent des réponses sans attribution visible.
Pour apparaître dans ces réponses :
Si Google capte le haut de page, construisez votre visibilité ailleurs pour que les prospects vous connaissent avant même de chercher :
Les KPIs traditionnels, centrés sur le positionnement et le trafic organique, deviennent insuffisants. Intégrez de nouveaux indicateurs :
Un éditeur de logiciel de gestion pour PME industrielles, bien positionné sur des requêtes comme « logiciel GPAO » et « MES manufacturing », a constaté une baisse de 28% de son trafic organique entre 2023 et 2024 malgré des positions stables en top 3.
L'analyse a révélé que ces requêtes déclenchaient désormais systématiquement des AI Overviews citant trois sources : un comparateur, un média tech et un concurrent ayant publié une étude de marché. L'éditeur n'apparaissait nulle part dans ces réponses générées.
Les actions mises en place :
Résultats après 9 mois : le trafic organique a cessé de baisser, les citations dans les AI Overviews ont commencé à apparaître sur certaines requêtes, et surtout, le trafic de marque a augmenté de 45%, signe d'une notoriété construite hors SERP.
La position #1 organique reste un objectif valable, mais elle n'est plus suffisante ni parfois même visible. Le SEO devient une composante d'une stratégie de visibilité plus large, intégrant :
Les entreprises B2B qui anticipent ces changements conserveront leur avantage concurrentiel. Celles qui continuent à mesurer leur succès uniquement en positions et en trafic organique verront leur visibilité s'éroder progressivement, même en maintenant leurs rankings.
Chez AISOS, nous accompagnons les PME et ETI dans cette transition, en combinant audit de visibilité SERP, optimisation GEO et stratégie de présence multi-canal. Car ranker #1 ne suffit plus : il faut être vu, cité et reconnu, quel que soit le format de réponse que Google ou les IA choisissent d'afficher.